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ESMERALDA ☪ Moi: l'impure, l'exclue, la gitane!

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Mer 23 Juil - 14:58
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esmeralda
L'étrangeté est le condiment nécessaire de toute beauté

SURNOM ⊰ Esme... doux surnom, emprunt de chaleur et de miel. Seul tes proches te nomme ainsi, plus suave, plus tendre que les sobriquets dont on t'affublent dans la rue. On t'acclame en tant que La Bohémienne ou encore, l’Égyptienne dû à ta couleur de peau. Les plus craintifs et ignorants te traitent de Sorcière.
AGE ⊰ Tu es une fleur d'innocence. Pure comme la fleur de lys. Belle et piquante comme la rose. Tu as traversé les années en t'épanouissant, offrant au monde cette beauté enchanteresse. Tu as pleuré, ri, sauté, dansé, aimé ! Oui, tu as vécu... Vingt-quatre larmes ont perlé de tes yeux, roulant sur tes douces joues, pour mourir sur tes lèvres pourpres...
NAISSANCE ⊰ Tu vis le jour le 14 Juillet 1990, une nuit d'été douce et chaleureuse, au sein d'une famille aimante et flamboyante. Le monde t'accueille ainsi à bras ouverts! Naquit ce don du ciel, cet enfant aux yeux d'émeraude, à la peau de miel et aux cheveux d'ébène!
PAYS ⊰ Sherwood... terre forte et robuste, à ton image. C'est l'une des contrées les plus anciennes, la mieux équipée en terme de sécurité. Il n'est pas facile d'y rentrer, mais il est encore plus difficile d'en sortir. Tes moindres faits et gestes sont surveillés, épiés depuis le jour où tu as osé affronter le Juge Claude Frollo en criant « Justice » pour défendre les plus démunis. Cette terre si sûre en devient une prison. Ta troupe ambulante te permet de voyager au-delà des frontières. Cela n'empêche que tu n'es qu'une simple gitane, sans pouvoir, sans nom.
Tu es née ici, tu y demeures et tu mourras sûrement sur ta terre patrie.  
MÉTIER ⊰ Ensorcelante gitane! Diabolique sorcière! Tu brûles les corps et noircis les chairs de tes courbes flamboyantes! Quand tu danses l'insolente, tes yeux les embrasse et les hante! Ton corps noircis leurs chairs du pêché, de désirs! Sorcière! Gitane par qui leurs cœurs s'enflamment! Ange ou Démon! Les hommes sont faibles face à l'enfant de Lucifer! Danse mon enfant, danse encore et possède-les de tes courbes affriolantes... Danseuse de rue n'est pas un métier, mais une arme.
MILIEU SOCIAL ⊰ Née dans la misère, tu ne possèdes ni bien, ni richesse à en faire pâlir ton voisin. Tu n'es qu'une bohémienne dansant dans les rues pour gagner son pain. On te traite de voleuse alors que tu n'as jamais rien volé de ta vie. Ce qui se trouve dans ton assiette tous les soirs n'est que le fruit de ton dur labeur. Dansant, séduisant les passants pour qu'ils te délivrent quelques pièces d'or. Tu fais le spectacle, attire les regards. Tout n'est qu'apparence ! Alors, pour satisfaire les plaisirs de chacun, tu danses encore et toujours, avec plaisir. Tu n'es point une fille publique, une fille de joie, une impure. Tu ne fais que danser avant de disparaître dans un tourbillon de magie.
Tu ne cherches pas la richesse, ni la gloire, ni la fortune. Tu aimes ta vie, partageant le peu que tu as avec les autres. Tu ne souhaites que la paix et le bonheur pour les plus miséreux.
______

Esmeralda... Prénom digne d'une pierre précieuse, à ton image. Elle représente la beauté brute, le caractère et la pureté de l'être. Signifiant littéralement « Émeraude », ton prénom est à l'image de tes prunelles, précieuses. D'un vert étincelant, ton regard perçant l'onde fait tourner des têtes. Ensorcelante, diabolique sorcière ! On t'a offert ce présent en référence à tes prunelles. Électrique ! Magnétique ! Tu attires et tu enflammes les cœurs de ceux qui posent les yeux sur toi....


Tu es un mélange de culture. Mixité qui se dévoile au grand jour, tu es issue de l'amour d'une Witheland et d'un Agrabah. Fusion parfaite des deux êtres, ton enveloppe charnelle expose cette diversité. Coule dans tes veines la chaleur des gitans et la beauté des françaises. Tu es et demeure différente, tu viens d'ici et d'ailleurs. Tu es un mélange, un appel à l'exotisme, à l'évasion. Délicieuse bohémienne...


Tu n'es point mariée, ni fiancée, ni enchaînée à quiconque sur cette terre. Tu es libre, aussi libre que peut l'être ta chevelure d'ébène. Aussi légère que tes voiles et jupons. Tu n'es liée à personne, préférant ta vie de bohémienne. Tu es sauvage, indomptable, farouche. Tu ne te laisses pas avoir. Le mariage est synonyme de prison. Dès que la bague est passée à ton doigt, tu es enfermée dans une cage dorée pour l'éternité. Le mariage est comme une place assiégée : quand on est seule, on veut y pénétrer. Dès qu'on est marié, on veut en sortir. Fatalité ou non, tu ne veux aucun des deux.


Ensorcelante gitane que tu es, tu préfères largement la virilité des hommes aux courbes harmonieuses des femmes. Tu es sans aucun doute hétérosexuelle. Pourtant, tu n'as jamais été amoureuse. Tu ne sais pas ce que cela signifie et sans cela, tu n'as jamais vraiment été attirée par un homme. Pourtant sensible à la beauté, personne n'a pourtant réussi à faire chavirer ton cœur. Vierge de toutes caresses, tu assumes d'être une jeune pucelle. Tu vis pourtant dans un monde moderne, élevée par une française, loin des traditions gitanes. Pourtant, cela n'est pas une obligation. Tu ne t'affliges pas cela, tu l'assumes. Tu as décidé de te préserver pour celui qui réussira à faire chanter ton cœur. Vivant parmi les gitans, tu perpétues cette coutume bien malgré toi.


Coule dans tes veines un trésor inestimable. Intense et ruisselante, ton sang possède la clef du mystère. Toi gitane! Diabolique sorcière, tu possèdes en toi la magie. Tu ensorcelles les gens, enflammes les cœurs, possèdes les corps! Tu es et demeure une sorcière. Mais pas n'importe laquelle! Tout comme les gitans, tu puisses ta magie dans les racines de tes ancêtres. Tu es liée à la nature, tu concoctes des potions de toutes sortes, tu guéris, tu envoûtes, tu protèges. Tu connais les plantes comme personne. Diseuse de bonne aventure, tu peux lire le passé, le présent, l'avenir. Tu lis les lignes de la main, les cartes et la boule de cristal est la porte ouverte sur l'âme. Magie ancienne, elle est ancrée en toi comme tes racines gitanes.


DERRIÈRE LE MIROIR

je est un autre

PSEUDO ⊰ Clochette ♥ Ou Sissy - Fifir pour les intimes xD Sinon, my name is Sarah, Princesse, Souveraine en hébreu! J'ai toujours su que je régnerais sur le monde! Arrow
ÂGE ⊰ 22 printemps dans les dents What a Face
CÉLÉBRITÉ ⊰ Jessica Szohr  I love you 
PV, SCÉNARIO OU INVENTE ⊰ C'est un inventé, tout vient de moi, que de moi, tout pour moi! Arrow
COMMENT ES-TU ARRIVÉ(E) ?⊰ Les voix du seigneur sont impénétrable Arrow
UNE CHANSON DISNEY ⊰ JE VOUDRAIS DÉJÀ ÊTRE ROOOOOIIII :han:
CONTE ⊰ Le Bossu de Notre-Dame, roman de Victor Hugo, Disney magique!
PERSONNAGE ⊰ La magnifique gitane, Esmeralda ♥
CRÉDIT ⊰ No se xD
LE MOT DE LA FIN ?⊰ Je l'aime tellement ce forum que je me fais un DC! Elle n'est pas belle la vie?! xDD Vive MEDN ♥



Dernière édition par Shéhérazade le Ven 25 Juil - 13:54, édité 4 fois
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Mer 23 Juil - 14:59
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Naissance d'une Gitane





Tu marchais dans les rues de Nottingham en compagnie de ta mère. Main dans la main, tu ne la quittais pas. Tu n'étais encore qu'une enfant, à peine haute comme trois pommes. Tu contemplais les épices, les différents fruits et autres légumes qui se trouvaient au marché. Tu aimais flâner, parcourant les différents stands à la recherche de la perle rare. Tu vaguais donc à tes occupations. Ce lieu t'étais familier, tu y venais tous les lundis en compagnie de ta mère. Tu avais même réussi à entraîner ton père ! Même s'il traînait un peu, il tentait de faire bonne figure. Tes parents ne vivaient pas sur l'or. Ils tentaient de vivre avec le peu qu'ils avaient. Ils te donnaient tout, se privant ainsi pour que tu ne manquais de rien. Mais à ton âge, tu n'avais pas conscience de ces choses-là, des sacrifices. Tu vivais dans une petite maison toute simple, loin de la grande ville, en pleine campagne, pas très loin de la forêt. Ce n'était pas très grand, mais c'était suffisant. Ton père, Pedro, avait quitté sa communauté pour vivre pleinement son histoire d'amour avec ta mère, Isabel. Ces parents avaient refusé qu'il puisse avoir une histoire avec une sherwoodienne ! C'était même inacceptable. Pedro est donc partie, laissant tout derrière-lui pour recommencer une nouvelle vie. Quant à ta mère, Isabel, elle était tellement belle ! Teint de pêche, cheveux d'ébènes et yeux verts. Elle possédait cette grâce et cette élégance naturelle. Elle était ton exemple. Quant à ton père, il était l'archétype même du gitan ! Basané, yeux et cheveux noirs. Il ne passait pas inaperçu et c'était cela le problème. Sans cesse traité de « voleur » ou « d'escroc », il ne pouvait vraiment se promenait tranquillement sans que les mauvaises langues soient de sortie !


Alors que tu vaguais à tes occupations, la foule se mit à s'agiter. Au loin, des hommes en uniforme venaient en ta direction. Ta mère s'interposa, pensant qu'ils allaient t'emmener, mais non. Sans rien comprendre, ils prirent ta mère par le bras pour l'emmener avec eux.


« Vous êtes en état d'arrestation, veillez nous suivre. »
« Pour quels motifs ? » demandait-elle surprise.
« Vous êtes accusé de vendre des produits illégaux, des potions et autres plantes médicinales interdites à la vente ! »


Tu ne comprenais rien. Ce qui se passait, de qui étaient ces hommes. Ce qu'ils voulaient.  Alors que ta mère se faisait emmener de force sans que tu puisses faire quoi que ce soit, ton père se précipitait sur les forces de l'ordre pour libérer Isabel, sans succès. Il fût vite repoussé, battu pour qu'il lâche l'affaire. Ta mère disparaissait de la foule. Tu restais sur place, choquée, tétanisée.




Plusieurs jours plus tard...


Sur la place publique, la foule régnait. Des brouhahas incessants, des chuchotements, des pleures, des insultes fusaient de toutes part. Toi, tu te retrouvais à l'écart avec ton père. Le visage fermé, il observait ce qui se passait. Il était triste. Il avait perdu cet éclat dans les yeux. Tu ne comprenais pas. Que se passait-il ? Pourquoi tous ces gens étaient réuni ? Au loin, une estrade et un pendu. Cette corde menaçante qui se balançait au rythme du vent. Tout était sombre, des nuages recouvraient le ciel bleu, le vent se soulevait et le froid commençait à s'abattre sur tes épaules. Atmosphère pesante. Tu te sentais dériver comme une ivre. Mal... tu te sentais mal... Tu avais l'impression de chavirer. Sur l'estrade se trouvait ta mère. Elle était si belle. Dans une vieille robe blanche déchirée et sale, on l'emmenait devant la corde qu'on serrait autour de son cou. Soudainement, l’effroi envahissait ton regard. Tu comprenais. Tu comprenais que ta mère allait... mourir... Tu t'arrachas aux prises de ton père pour t'enfuir et t'engouffrer dans la foule. Tu te faufilais rapidement entre les gens, les bousculant au passage. Tu t'en fichais, tu voulais ta mère, la serrer dans tes bras, la sauver.


« MAMAN ! » hurlais-tu en sa direction.


Mais des gardes qui se trouvaient devant l'estrade te bloquait le passage. Ils te retenaient. Tu te débattais comme tu le pouvais, te démenant, déchaînée. Tu entendais l'homme habillé tout en noir prononcer les chefs d'accusations avec mépris, haine et jouissance. Tu voyais en lui le mal incarné. Il était le diable en personne ! Pourquoi tant de méchanceté envers ta mère ? Tu voulais pleurer, mais tu n'y arrivais pas. Plus tu te débattais, plus tu t'épuisais. Ton corps si frêle n'était pas apte à affronter une lignée de gardes armée jusqu'aux dents. C'est alors que tu vis ta mère te regarder. Son regard qui était effrayé changeait. Il était plus doux, plus rassurant. Elle tentait de t'apaisait comme elle le pouvait. Tu avais l'impression d'être bercée. Tu te laissais aller, ne pouvant plus réagir. Comme si son regard t'envoûtait. On parlait de magie, de sorcellerie parmi les gitans. Mais tu pensais que ce n'était que des légendes. A cet instant précis, ton cœur chantait, comme si toute ta vie, on t'avait voilé les yeux. Tu voyais enfin... C'est alors que le bourreau se dirigeait vers le mécanisme de torture.... Tu entendais la voix douce et mélodieuse de celle qui ne sera plus de ce monde...



"Je ne désire rien 
Ni gloire, ni bien 
Mais le gueux qui a faim 
Doit mendier son pain 
Entends pour mes frères 
Cette humble prière 
Car les miséreux 
Sont enfants de Dieu 
Tous les miséreux 
Sont enfants de Dieu"

 


Ce fût les dernières paroles de ta mère avant qu'elle ne soit pendue. Sous tes yeux, vision d'horreur. Tu vis ta mère se balancer au bout d'une corde. Des larmes perlaient dans tes yeux, te brouillant la vue. Elle se déversèrent sur tes joues, inondant ton visage de poupée. Tu n'étais plus rien. On t'avait arraché à ta mère. Accusée à tort d'un crime qu'elle n'avait pas commis. On t'avait arraché ton innocence. La naïve petite fille aux rêves si doux n'était plus. Tu suffoquais, te mettant alors à hurler de douleur. Ton père, ayant retrouvé ta trace parmi la foule, te pris dans ses bras pour quitter la place publique. S'en était assez. Tu quittais donc le lieu du crime, voyant le corps inerte de ta mère s'éloignait à chacun des pas de ton père. Tu t'étais fissurée. Cœur meurtri. Tu avais changé. Au fond de toi, tu changeais. Devenant une autre personne. Une justicière. Ce fût le premier jour de ta vie, la naissance d'une gitane...

MILLE ET DEUX NUITS RPG


CARACTÈRE ⊰ Aventureuse – Innocente – Belle – Séduisante – Créative – Imaginative – Astucieuse – Courageuse – Rêveuse – A de la répartie – Ironique – Battante – Casse-cou – Un brin garçon manqué – Sportive – Sensuelle – Intelligente – Logique – Vive d'esprit – Perspicace – Généreuse – A naturellement le cœur sur la main – Simple – Tendre – Agréable – Sympathique – Cocasse – A le sens de l'humour – Agile – Forte – Opiniâtre – Fidèle – Attachante – Fidèles en ses idées, en ses valeurs et en ses convictions – Ensorcelante – Charmante – Charmeuse – Un brin naïve – Gentille, mais pas dupe - Sensible – Censée – Réaliste – Justicière – Amicale – Envoûtante – Énigmatique – Mystérieuse – Dynamique – Ferme – A le sens du sacrifice – A l'instinct de survie très élevée – Délicate – Attentive – Attentionnée – Rancunière – Mélomane – Nostalgique – Inconsciente – Tête brûlée – Tout feu, tout flamme – Passionnée – Impatiente – Impulsive – Attrayante – Aguicheuse malgré elle – Volontaire – N'a pas la langue dans sa poche – Directe – Naturellement leader – Méfiante etc...
_____

PARTICULARITÉ ⊰ Tu possèdes une chèvre du nom de Djali, qui te suit partout et qui t'es fidèle. Tu fais partie d'une troupe ambulante, parcourant les différents royaumes. Tu possèdes un tatouage au creux du poignet, une demi-lune. Tu es toujours vierge de toutes caresses. Tu es un mélange de culture, une gitane. Tu utilises la magie, on te désigne comme une sorcière.
FORCE ⊰ Ta volonté, ta détermination, ta bonté. Tu donnes tout pour les plus miséreux et tu combats l'injustice avec force. Ta force de caractère, ton passé, tout cela t'as forgé.
FAIBLESSE ⊰ Ta beauté. Don de dieu ou cadeau empoisonné, ton physique attire et interpelle. Ta beauté te mènera à ta perte, faisant tourner la tête des hommes malgré toi.
A défendre les plus miséreux peut devenir ton talon d'achille. A force de sacrifices...
LIEU FAVORI ⊰ Le parvis de la cathédrale. Tu aimes t'y recueillir en toute sérénité.
Sinon, tu aimes les rues de Sherwood qui te sont si familière.
EXPRESSION FÉTICHE ⊰ "Justice!"




Dernière édition par Shéhérazade le Ven 25 Juil - 15:24, édité 5 fois
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La Bohémienne





Danse Gitane, danse ! Dans l'une des nombreuses rues de Nottingham, une gitane au loin dansait au son de sa timbale et des percussions. Des passants s'arrêtaient par curiosité, observant cette femme virevolter, aussi légère qu'une plume. Elle intriguait, attirait tous les regards. Elle se nommait Esmeralda. Oui, c'était toi. Tu avais bien grandi, devenant une jeune femme belle et épanouie. Ta beauté n'avait pas d'égale du haut de tes seize ans. Habillée de simple habit, tu portais une robe blanche avec des voiles violets, parme. Des écus de bronze ornaient ton voile, s'entrechoquant entre eux aux moindres de tes mouvements. Des bracelets scintillaient et produisaient de la musique à chaque mouvement de tes poignets. De la fantaisie, mais aussi de l'or. Trop précieux pour une simple gitane comme toi. Forcément, les regards suspicieux se faisaient quand ils se posaient sur le peu d'or que tu possédais, mais c'était déjà assez trop pour eux. Ce bien, le seul que tu possédais, venait de ta défunte mère, ayant rendu l'âme, pendue sans vergogne comme on pend un criminel. Fruit de ton passé, pensées douloureuses à chaque fois que tu repensais à ta mère. Une cicatrice qui à chaque fois s'ouvrait de nouveau. Plaie à vive dont le sang coulait à flot. Oui, tu avais beau avoir surmonté moult obstacles, la cruelle mort de ta mère est sûrement l'épreuve que tu n'arriveras jamais à oublier. Tu n'avais que seize ans après tout. Tu es dans la fleur de l'âge, en pleine éclosion ! Ta beauté n'avait que grandi au fil des années et tes proches se demandaient d'ailleurs avec ironie, quand est-ce que tu cesserais de t'embellir ! Tu n'avais pas vraiment conscience de cela. Tu pensais que tu étais jolie, sans plus. Pas de quoi soulever une armée.


Tu continuais à danser, pieds nus. Oui, malgré les ballerines que tes proches t'avaient récemment offertes pour que tu cesses de te conduire comme une manante, tu n'en voulais pas, surtout pour danser. Ils te disaient que c'était presque humiliant de marcher pieds nus à notre époque. Tu n'en avais que faire, ce qui comptait pour toi, c'était de te sentir à l'aise dans tes souliers. Qu'importe les « quand dira-t-on », tu t'assumais parfaitement comment tu étais, faisant ressortir ses racines gitanes qui t'habitaient et coulaient dans tes veines. Ton cœur battait au rythme de cette culture chaude et chaleureuse. Ta peau était la couleur du soleil, la douceur du miel. Il n'y avait pas de doute, tu n'étais pas une pure Sherwoodienne ! Et tu aimais le montrer, afficher ta différence. C'est ce qui faisait ta force. Tu savais que tu étais un mélange de culture. Tu étais la preuve parfaite de la diversité, des mélanges, des mixités. Il n'y avait aucun doute, il n'y avait qu'à t'observer pour constater cette création qu'avait engendré tes parents, fusion parfaite de deux êtres s'aimant contre vents et marées. Tu avais sûrement hérité de leur force. De tes pieds nus, tu continuais de caresser les pavés au sol, te salissant. Le temps n'était pas au beau fixe. Le ciel était nuageux, grisâtre, mais pas ton humeur. Tu souriais même aux passants, leur donnant généreusement un peu de ta chaleur qui te caractérisait si bien. Ces derniers tapaient dans les mains pour donner le rythme, battre la cadence. Tu continuais, virevoltant, dansant à en perdre haleine. Tu n'étais plus vraiment présente, ton esprit vagabondait. Tu étais libre. Oui, libre de tes faits et gestes, libre de penser à ce que tu voulais, libre de rêver, libre de danser ! Tout simplement libre. Et tu respirais avidement. Tu respirais à pleins poumons cette chance que tu possédais. Il n'y avait rien de mal à faire le spectacle, à divertir les gens, à danser pour gagner sa vie, non ? C'était ce que tu faisais depuis quelques années, depuis que tu avais rencontré une troupe ambulante qui t'avait rapidement accueilli. Tu avais renoué avec tes racines longtemps ignorées. Tu n'avais vraiment pas besoin d'être riche, loin de là. Ta vie te suffisait amplement. Tu étais heureuse, c'était l'essentiel. Tu n'avais pas besoin de posséder des biens à ne plus savoir quoi en faire ! Les plus riches étaient sûrement les plus malheureux selon toi ? Ils ne connaissent pas les vraies valeurs de la vie, aveuglés par le pouvoir, la richesse et la gloire. Triste humanité.


Alors que tu continuais de danser avec tes frères de cœurs qui jouaient de la musique, tu entendis la foule s'agiter, remuer pour laisser passer une cavalerie. C'était l'armée, du moins, une partie. Tu cessas de danser pour observer la scène. Tu t'avançais dans la foule, suivant cette horde. Curieuse, tu voulais en savoir plus. Tu en avais entendu parlé de l'armée, de ces fidèles combattants qui protégeaient le pays, dont la plupart étaient envoyés dans les autres royaumes pour maintenir la paix. En temps normal, tu les évitais. Tu t'en méfiais. Ils avaient le chic de venir embêter les gens du voyage, de les faire déplacer ou de les accuser à tort de vols. Pour ta part, on te connaissait en temps que bohémienne. Tu étais la petite danseuse de rue. A force de le faire, tu te faisais une petite réputation. Il n'y avait pas un jour où on ne te voyait pas au moins danser dix minutes dans la rue. Tu étais obligée, même si tu aimais cela, tu devais gagner ton pain. Chaque soir, tu pouvais ramener dans ton assiette du pain, du riz ou encore quelques légumes pour tes amis. Tu mangeais peu, c'est vrai, mais tu tentais de manger bien. La cavalerie passait sans demander son reste, poussant les malheureux qui n'avaient pas eu le temps de réagir. Dans la foulée, un soldat fit tomber un vieil homme qui n'arrivait pas à se tenir sans sa canne. Ton cœur se pinçait à cette vue. Tu pensais qu'on allait l'aider, mais non.


« Lève-toi vieillard avant que mon cheval ne t’écrase ! » maudissait-il entre ses dents.


Le soldat riait, s'amusant à l'éclabousser au passage. Aussitôt, tu t'enflammais ! Impulsive, tu ne pouvais ranger ton frein face à la cruauté du monde, à la méchanceté gratuite et pire encore ! A l'injustice ! Justicière dans l'âme, tu étais une lionne qu'on libérait de sa cage quand tu devais combattre. Tu te faufilais parmi la foule pour parvenir jusqu'au malheureux. Tu te baissais à sa hauteur pour tenter de le relever. Un homme du peuple venait t'aider, prenant la canne du vieil homme pour qu'il se tienne à cette dernière. Dans son regard, il te remerciait chaleureusement, mais tu voyais la tristesse de son âme, ses yeux à moitié brumeux dû par la cécité qui le possédait.


« Tu ferais mieux de te mêler de ce qui te regarde, bohémienne ! » L'air dédaigneux du soldat ne le rendait en aucun cas sympathique.

« Ceci me regarde ! Vous maltraitez notre prochain, je ne fais que lui venir en aide, contrairement à vous ! » répliquais-tu avec véhémence, le courage au cœur. Tu en paraissais même insolente. L'inexpérience et la jeunesse n'y étaient pas pour rien. Tu avais encore du chemin à parcourir, mais tu avais déjà acquis la grandeur des plus sages de ce monde.

« Comment oses-tu me parler gitane ! Dégage de mon chemin avant que je ne t'embarque pour insulte envers un soldat de l'armée ! »


Tu étais à deux doigts de te jeter à sa gorge. Mais tu sentais derrière-toi quelqu'un te tenir le bras, t'empêchant de foncer sur le cavalier. C'était l'un de tes frères de misère, Charlie, guitariste du groupe. Il savait très bien que tu allais encore faire une bêtise et cette fois-ci, tu n'allais sûrement pas t'en sortir aussi facilement. C'était un soldat de l'armée, non pas un simple marchant ou voleur de Nottingham. Tu allais te mesurer à un gros poisson, mieux fallait rester en place. Charlie avait raison de te tirer de cette galère. Sans demander ton reste, tu tournais les talons pour disparaître dans la foule...


☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾


Le soir était tombée. Tu t'étais changée dans ta roulotte qui se trouvait près de la forêt. Ton campement se trouvait ici depuis quelques temps. On vous avez encore chassé de votre ancien emplacement. Vous ne faisiez que cela, tourner en rond et changer d'endroit, de paysages. Cela faisait partie de ta vie et tu t'adaptais comme tu le pouvais. Tu avais enfilé une combinaison-short noire, histoire d'être à l'aise. Tu avais relevé tes cheveux épais en un chignon mal-fait. Tu portais à tes pieds des sandales. Simple à ton image. Tu sortais alors de ta roulotte en entendant les chants de tes frères. Ils étaient tous déjà autour du feu, chantant et jouant de la guitare. Tu t'approchais d'eux le sourire aux lèvres. Diego, celui qui avait été le premier à t'accueillir dans sa troupe, te prenait par les épaules pour t'emmener autour de la table. Chacun avait acheté de la nourriture pour tout le monde, avec ce qu'ils avaient gagné au fil de la journée. Dans ton panier, se trouvait du pain. Il était un peu dur. Normal, quand on venait acheté son pain, c'était en matinée, pas en fin de journée. Mais cela ferait l'affaire. Chacun distribuait ses biens, généreusement pour que tout le monde soit satisfait.


« Tu as encore failli t'attirer des ennuies ? » demandait Diego d'un œil inquiet, mais bienveillant.
« Ils ont maltraité un vieil homme sans défense ! Je ne pouvais rester ainsi sans rien faire ! » répliquais-tu ardemment. Tu étais sur la défensive, prenant cette remarque comme une agression.
« J'admire ton courage mon enfant, mais tu dois apprendre à te contrôler et à réfléchir. Ce n'est pas en étant derrière les barreaux que tu pourras changer le monde... »


Sages paroles du plus ancien de la troupe. Tu lui adressais un sourire. Il avait raison. Tu ne pourrais rien faire si tu finissais enchaînée, au fond du cachot. Tu te devais de te ressaisir, pour ton bien, mais pour le bien des autres. Il était temps que tu t'assagisses, sans perdre cette flamme qui te caractérise...


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Ô Nuits d'Agrabah





Ô nuits d'Agrabah ! Les doux parfums des saveurs sucrées te provenaient tel un enchantement. Le soleil était à son zénith, resplendissant de mille feux, déversant sa chaleur incandescente sur les pauvres fous qui osaient traverser le désert. En plein milieu des dunes, se déroulait une scène inhabituelle. Une farandole de roulottes et de chariotes tirées par des chevaux, s'avançaient péniblement, leurs sabots s'enfonçant dans l'épaisseur des grains dorés. Ce cortège atypique se dirigeait vers le Palais d'Agrabah. Tu en faisais partie, installée dans l'une de ces roulottes, tentant de conserver une certaine fraîcheur. Tu buvais de l'eau, t'en aspergeais, t'hydratais régulièrement. Même si tu étais issue d'un peuple serviteur du soleil, tu restais la fille de la lune, habituée aux intempéries, aux pluies diluviennes. Cette chaleur écrasante ne faisait pas partie de ton quotidien. Mais tu prenais cela avec philosophie.


Tu étais conviée avec ta troupe à venir au Palais du Sultan pour une soirée importante. C'était une fête organisé par le Sultan en l'honneur de sa fille, Jasmine. Vous alliez les divertir, offrir un spectacle de danse, de chant, de musique et de magie. Faisant partie de cette troupe, tu voyageais à travers les Royaumes, selon les bons vouloir des Seigneurs. C'était une façon de voyager, de découvrir le monde et de quitter quelques temps la terre qui t'a vu naître : Sherwood. De passage à Sabat, on t'avait convié à venir au Palais pour une représentation. Ta troupe ambulante se faisait populaire et même si tu n'étais pas riche, tu fréquentais les plus grands de ce monde, découvrait ses merveilles. Enfin, le Palais s'ouvrait devant toi... Tu ne peux t'empêcher d'écarter les rideaux de la roulotte pour apercevoir les remparts de la casbah nichée au flanc de la montagne, la ligne nette du Palais de la Sultane avec ses tours en cône. Tu retiens ton souffle, subjuguée par la beauté, gigantesques boucliers levés contre le temps, les vents de sable, les attaques de guerriers venant du sud...


La pénombre du soir recouvrait le Palais de ces mystères. On vous avait installé dans les appartements réservés aux invités... c'est-à-dire, dehors, sous une immense tente. Qu'importe, tu avais l'habitude, tu avais connu pire et cela faisait partie de ton quotidien. Point dérangée, tu acceptais volontiers de séjourner à cet endroit, remerciant chaleureusement tes hôtes. Tu te contentais de peu. Tu avais passé l'après-midi à visiter le Palais, du moins, les endroits qui t'étaient autorisés. Tu entendais le frémissement des ailes de la colombe, le clapotement de l'eau sur la faïence de la margelle. On t'entraîne dans un long couloir, tu passes des portes, écartes des tentures brodées. Tu vois des fenêtres fermées par des moucharabiehs, croise des femmes qui lui semblent belles avec leurs caftans aux couleurs vives, leurs cheveux rougis au henné, leurs yeux soulignés de khôl. Enfin, tu pénètres dans une immense pièce recouvert de divans. Sur les murs, de la mosaïque. Tu vois des fleurs, des oiseaux, des fruits. Ça et là, sur des tables rondes incrustées de nacre, sont posés des pipes à eau, des boîtiers, des écheveaux de soie. Tu te trouvais en réalité dans un hammam. La femme qui était avec toi te venait en aide. Tu allais être préparée pour la soirée. On te plongeait dans l'eau tiède. Tu ouvres les yeux, regarde autour de toi. Un véritable moment de bonheur ! Autour de toi, dans ce hammam, les femmes portent de jolies robes. Tout sentait bon. Tu n'avais pas l'habitude de te retrouver dans ce genre d'endroit. Cela te changeait. C'était le dépaysement total. Lavée, coiffée, on te passe dans une robe taillée dans un tissu doux qui caresse. Tout attire ta curiosité, t'émerveille.


Ayant fini le hammam, tu fis emmenée dans une autre pièce. On te préparait pour ce soir. Cela t'intriguait, tu voulais en connaître davantage. Tu avais décidé de mélanger les deux cultures, tes coutumes à celles de tes hôtes. Tu allais t'embellir aux saveurs d'Orient et porter tes plus plus beaux habits de gitane. Tu te rougissais les lèvres, soulignais tes yeux de khôl, tissais sur tes mains de délicates dentelles de henné, tressais tes cheveux pour qu'ils soient parfaitement ondulés pour le soir. Tu passais des bracelets autour de tes minces poignets. Tu étais fin prête pour ce soir. Ceux qui te désignaient comme l’Égyptienne ne manquaient pas de perspicacité. A cet instant, tu étais bien l'une d'entre elles, frappante de ressemblance.


Tes hôtes se régalaient à la vue du spectacle. Les mets, plus succulents les uns que les autres, trônaient sur l'immense table. Tous étaient allongés sur des canapés de soies et de velours, habillés de magnifiques caftans et autres saris ; affichant les plus belles parures qu'ils possédaient. Ils observaient le spectacle avec attention, applaudissant après chaque prestation. C'était maintenant à ton tour. Ton cœur battait la chamade. Tu allais pénétrer dans une immense pièce, aux yeux de tout le monde.


« Vous allez maintenant voir apparaître devant vos yeux celle que l'on nomme La Bohémienne ! La plus belle femme de Sherwood ! Daaaaaaaaaaaaannnnnnce La Esmeraaaaaaaaaaaaaaaaalda ! »


Clopin avait parlé. Dans une fumée brumeuse et mystérieuse, tu te dévoilais aux hôtes. C'était maintenant ou jamais. Dansant, tu levais les bras et les jambes au fil de la musique. Tes jupons dévoilaient tes courbes harmonieuses. Ta robe rouge passion, aux voiles légères, se laissait aller au rythme frénétique. Danse Gitane ! Dévoile au monde ton talent et ta beauté !


Lancinante, poétique, passionnée, la musique s'envole, remplit l'espace. Ton corps ondule, frémit comme une feuille dans le vent. Tu bats tes mains, renverse la tête, ferme les yeux. Tu t'évades, t'élances vers l'immensité, l'éternité, la délivrance. Une force qui jaillit du fond de ton corps t'entraîne, tu n'es plus rien qu'une flamme penchée par le vent, un rayon de lumière, un nuage qui court dans le ciel. A travers les moucharabiehs de cèdre, la lueur de la lune argente les tapis de haute laine, les sofas recouverts de velours incarnat. La nuit est reine, maîtresse, pourvoyeuse de plaisir et de rêves.


Au bout d'un moment, la prestation s'arrête. Tu avais envoûté la salle, tu t'étais faite un nom. Une pluie d'or se déversait sur toi. Ta troupe ramassait ce que vous aviez gagné. Tu saluais tes hôtes avant de t'évaporer dans un voile de soie. On ne te reverrait plus jusqu'à l'aube...



☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾☾



Le lendemain matin, la Sultane voulait te rencontrer. Curieuse, tu arrivais donc à ses appartements tout de blanc vêtue. Tu étais honorée. Elle te félicitait. Te serrait chaleureusement dans ses bras. Échange. Curiosité mutuelle. Attachement réciproque. Elle prit le soin d'installer ta troupe dans des appartements plus confortables qu'une simple tente de jardin. Tu la remerciais de cette générosité si peu habituel, surtout chez les plus riches. En retour, tu lui fis don d'une potion de guérison, préparée par tes soins.


« Elle guérira toutes blessures, toutes fièvres, tout empoisonnement pour celui ou celle qui boira le breuvage. »
« Ton cadeau est plus précieux que tout l'or du monde. Sache que ma porte sera toujours ouverte. Je t’accueillerais, ma chère amie... »


Tu avais conquis les grands de ce royaume. Tu t'étais faite une alliée de taille, mais encore plus précieux que cela, une amie. C'est ainsi que tu quittais les appartements de la future souveraine d'Agrabah, sachant que maintenant, ce désert aride aux doux parfums d'Orient serait désormais un pied à terre, ton refuge...

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Dernière édition par Shéhérazade le Mar 29 Juil - 12:19, édité 7 fois
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Danse La Esmeralda





Doucement, tu montais les marches de l'estrade une par une. Exposé aux yeux de tout le monde, torturé, moqué, critiqué, bafoué, se trouvait un homme aux traits hideux, mais au regard emplit d'humanité. C'était censé être un jour de fête, d'amusement, de joie ! Mais cela n'en fût rien. On devait élire « Le Pape des Fous », fête traditionnelle qui se célébrait tous les ans à la même date. C'était l'occasion de sortir, danser, chanter, rencontrer ses voisins et s'amuser ensemble. Toute la vile était en extase, c'était l'effervescence à ton arrivée ! Toi, dansant sur scène aux yeux de Nottingham. Toujours aussi belle, envoûtante, tu ensorcelais les spectateurs par ta beauté, les charmais par ta grâce. Ton talent n'avait quasiment pas de limite. Virevoltant dans les airs, tes jupons d'un rouge flamboyant, presque transparent, laissaient entrevoir tes courbes harmonieuses, l'apogée de ta féminité. Tout s'était passé pour le mieux. Jusqu'au moment où on devait élire le Pape, le Fou, celui qui ferait la plus horrible des grimaces. C'est alors qu'un homme bossu fit son apparition, répugnant d'atrocité, choquant l'assemblée. Quasimodo, le sonneur de cloches... Humiliation sur la place publique. C'est ainsi que tu fis ta deuxième entrée...


« N'aies pas peur, je ne te veux aucun mal... Je suis désolée... cela n'aurait jamais dû arriver...»


Tu t'approchais doucement de lui, le regardant avec tendresse. Tu détachais un bout de tes jupons pour essuyer les traces de tomates qui lui collaient la peau. Tu n'avais pas peur. Tu n'étais pas répugnée. Tu ne le trouvais pas repoussant. Non, à tes yeux, il était humain, il n'avait rien d'un monstre. Tu te pris d'affection pour ce pauvre malheureux. Tu aimais la différence, qu'elle soit physique ou intérieure. Il n'y avait rien de plus beau que la pureté de l'âme face à la beauté du corps. Tu te faisais marginale toute seule, te mettant à l'écart par tes choix et tes décisions. Et ce qui faisait ta force, c'est que tu l'assumais, affirmant ta singularité, ton authenticité.


« Toi ! La Bohémienne ! Descends tout d'suite ! » rugissait un homme vêtu de noir.


Il te pointait du doigt comme on pointait un accusé. Tu le fixais droit dans les yeux. Cet homme n'était autre que le juge Claude Frollo, conseiller le plus proche du Roi. Personne d'un certain âge, il portait sur lui les traces d'une vie déjà bien remplit. Il était à la fois craint et respecté. Mais surtout, il était détesté. Le peuple ne l'aimait pas, ou très peu, ou alors, ils étaient complètement aveuglés. Les rumeurs disaient qu'il n'avait jamais caressé le corps d'une femme... Mais ce n'était que des rumeurs.  Tu ne portais pas vraiment de jugement sur cet individu. Cela allait rapidement changer...


« Oui votre Honneur ! Dès que j'aurais libéré cette pauvre créature ! » Ta voix était douce, respectueuse. Tu implorais sa clémence et tentais d'attiser la bonté qui pouvait se trouver en chaque être humain.


« Je te le défends ! » ordonnait-il avec mépris.


Tu le fixais alors avec un air de défi, sortant de sous tes jupons un poignard aiguisé. Tu tranchais les cordes qui emprisonnait ce pauvre malheureux avec rapidité. Tu jouais la carte de la provocation, te retournant de nouveau vers Frollo, tu te redressais de toute ta hauteur pour lui faire face. Regard déterminé, tu serrais tes poings. L'injustice... ce vieux bougre se réjouissait du malheur des autres et se délectait du mal. Il n'était qu'un être dédaigneux, entaché par le vice. Il n'était pas différent de ses prédécesseurs, ni de tout ceux qui gouvernaient le Royaume. Ce n'était qu'un être abjecte. Assis sur sa chaise décorée de milles rubis, tu avais dansé pour lui. Tu sentais l'animosité grandir en toi alors que ce vieux fou t'accusait d'un crime imaginaire.


« Comment oses-tu me défier ! » continuait-il sur sa lancée, offusqué d'un tel affront. Il avait appuyé chacun de ces mots, sifflant tel un serpent à sonnette. Tu ne daignais point baisser le regard. Tu tentais encore de le convaincre de sa folie, de l'injustice dont Quasimodo avait été victime. Tu tentais d'animer sa part d'humanité, où qu'elle soit cachée.


« Vous maltraitez ce pauvre garçon comme vous maltraitez mon peuple ! Vous prêchez la justice, mais vous êtes cruel envers ceux qui ont besoin de votre aide ! » Plus tu parlais, plus l'oratrice qui se cachait en toi s'éveillait, faisant réagir le peuple. Tu les entendais murmurer, se joindre à ta cause.

« SILENCE ! »
« JUSTICE ! »


Tout en levant le poing en l'air. C'était à celui qui crierait le plus fort. Tu l'affrontais sans vergogne, défendant avec férocité tes convictions. Tu n'avais que faire de son statut, de son pouvoir. Tu n'allais pas t'écraser devant un ogre de concupiscence ! Ni te soumettre à une quelconque autorité si celle-ci était injustifiée. Tu avais le droit à la parole et tu le revendiquais. Tu ne pensais pas à cet instant aux conséquences, ni même à ce qu'avait pu dire Diego, ton sage ami. Ce n'était pas un soldat comme la dernière fois que tu avais en face de toi, mais un homme de pouvoir ! C'était bien pire que tout le reste. Tu osais tenir tête à un homme haut placé, mauvais et malsain qui plus est ! Il avait le pouvoir de t'écraser entre ses mains si l'envie lui prenait. A ses yeux, tu n'étais qu'une bohémienne, une personne du peuple. C'est ce que tu pensais. Tu ignorais totalement que tu venais de déclencher en lui un désir qui te mènera à ta perte...


« Prends bien garde l’Égyptienne, je te ferais payer ton insolence...»  


Il te menaçait. Son regard noir te fixait avec dédain. S'il avait été en face de toi, il n'y avait aucun doute qu'il t'aurait serré la gorge à t'en faire mourir de suffocation. En un claquement de doigt, il pouvait tout ordonner, tout commander. Il fallait te reprendre, mais il était trop tard. Ton cœur de lionne ne pouvait arrêter sa course.


« Dans ce cas mes amis, nous avons couronné le mauvais fou... Car le plus fous ici, c'est VOUS ! »


Tu venais de sonner le glas. Balançant à ses pieds la couronne en plastique, tu insultais impunément le conseiller du Roi. C'était le summum de la provocation. Le temps s'était figé. Tu venais de signer ton arrêt de mort. Ce n'était plus qu'une question de temps pour qu'il ordonne de t'attraper pour te balancer aux cachots. Tu ne reverrais plus jamais la lumière du jour. Tu réalisais à peine ce que tu venais de provoquer. Attisant la haine de Frollo, tu n'avais pas écouté les recommandations de Diego, maintenant, il était trop tard. Tu allais payer ton insolence.


« Capitaine Phoebus, arrêtez-là ! »


Trop tard... Pauvre de toi ! Les gardes s'avançaient donc vers toi, menaçant. Comme si tu allais te laisser faire ! Ils ne savaient pas à qui ils avaient à faire. Feintant d'être prise au piège, tu jouais les malheureuses, cette demoiselle en détresse ne pouvant s'enfuir, ni se défendre. Le peuple était divisé. Certains étaient pour Frollo, d'autres pour toi. La foule commençait à s'agiter.


« Voyons ça... 1,2,3,4,5,6,7,8,9... cela veut dire que vous êtes DIX contre moi ?! » lançais-tu faussement surprise, affichant un air faussement effrayé. Tu comptais les soldats qui se trouvaient autour de toi, pensant intérieurement que ce n'était qu'un jeu d'enfant. Des amateurs ! Tu avais vécu dans la rue, tu savais te défendre.
« Pauvre fille ! Quelle tristesse ! » Tu sortais alors de ton corset un mouchoir en coton, faisant mine de pleurer, puis soudainement... Tu t'envolais dans une tempête de brume violette, t'évaporant aux yeux du monde. Ce dernier était surpris, choqué, abasourdi !


« Cette fille sort de l'enfer ! » maudissait le juge, effrayé et haineux.


Il envoyait les soldats te cherchaient, mais cela était vain. Tu avais quitté la place publique sans y remettre les pieds. Au loin, tu apparaissais comme par magie près de la Seine. Tu te cachais sous un pont, le temps de reprendre tes esprits. Tu commençais à réaliser le scandale que tu avais déclenché. Ta perte était proche, mais tu n'en savais rien. Tu avais écouté ton cœur, tout simplement. Tu reprenais donc la route pour rejoindre ton chez-toi. Tu ne doutais pas un instant que Frollo t'en tiendrait rigueur... Fatale erreur...

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Dernière édition par Shéhérazade le Mer 30 Juil - 23:33, édité 5 fois
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Cachée sous un voile noir, tu te dissimulais derrière une ruelle sombre et reculée. Tu tentais d'échapper aux gardes qui ruisselaient dans tout Nottingham. Ils avaient fermé toute la ville, installé des barrières, des camions bloquaient les routes, sans compter que chaque sortie possédait un barrage humains. Il était difficile de rentrer dans Sherwood, mais il était encore plus difficile d'en sortir. Tout était épié, surveillé, gardé. Il y avait peu de chance que tu puisses quitter le pays sans te faire prendre. Mais qu'avais-tu donc fait pour te mettre toute l'armée sur ton dos ?! Tu avais encore été une fois trop impulsive, ne pouvant retenir ta langue. Tu avais osé affronter le redoutable juge Claude Frollo, le conseiller du Roi. Un homme de pouvoir qui avait tout les droits. Il avait lancé un avis de recherche contre toi, t'accusant de meurtre et de sorcellerie abusive. Tu n'avais pourtant rien fait. Tu étais totalement innocente et tout le monde le savait. Du moins, ceux qui te connaissaient. Les inconnus n'hésiteraient pas à te dénoncer, à t'arrêter pour te donner en pâture. Tu avais beau avoir le cœur pur et être une personne remplit de bonnes intentions, tu savais très bien que tous les gens n'étaient pas comme toi. Hormis quelques individus qui n'hésiteraient pas à t'offrir le gîte et la protection. Tu ne pouvais plus revenir auprès de ta famille d'adoption. La peur et la crainte de leur porter préjudice. Si tu retournais auprès d'eux, tu savais pertinemment que les gardes allaient t'attendre là-bas pour te capturer. Tu étais une nouvelle fois condamnée à errer, sans famille, sans rien. Seule ta fidèle chèvre Djali te suivait partout. Tu avais l'impression de te retrouver enfant, à l'époque où tu n'étais qu'une simple orpheline, volant le pain des marchand pour survivre. Tu te retrouvais sans rien. Tu devais te cacher, n'ayant aucune idée de ce que tu allais faire dans les jours suivant. Tu voyais alors au loin l'immense cathédrale, richesse culturelle de la ville. Tu avais pour idée de t'y rendre. Toujours cachée sous ton voile, tu hésitais à sortir de ta cachette. Tu observais les allées-venues des gardes. Tu allais t'engouffrer derrière une foule de visiteurs, histoire de passer inaperçu. Le moment était propice. Personne ne regardait en ta direction. Tu sautais sur l'occasion, te cachant au milieu de la foule. Quand tu te retrouvais face à la cathédrale, tu pris ton courage à deux mains et comme une lionne, tu te mis à courir sur le parvis pour t'engouffrer rapidement dans la cathédrale. Fermant la porte rapidement, tu te retournais pour t'adosser contre l'immense porte en bois, hors d'haleine. Tu reprenais ton souffle doucement, avec difficulté. L'adrénaline possédait chaque parcelle de ton corps. Tu craignais d'avoir été vu. Mais selon les lois, personne ne pouvait profaner un lieu de culte. Personne ne pouvait venir arracher l'âme miséricordieuse qui demandait droit d'asile. A l'intérieur, tu te sentais soudainement en sécurité, apaisée. Tu voyais au loin quelques fidèles, prier le seigneur dans un silence rassurant. Tu reprenais tes esprits, t'avançant à pas de loup vers un banc, comme si tu ne voulais pas déranger. Ta chèvre Djali te suivait toujours à la trace,  bêlant, tout content. Il attirait les regards curieux. Ce dernier se pavanait. A croire qu'il faisait un défilé... Si seulement tu n'avais pas provoqué ce fou de juge...




Je ne sais, Seigneur, si ces mots
Monteront jusqu'au ciel
Si tu entendras tout là-haut
Ce très humble appel
Moi, l'exclue, l'impure, la gitane
En toi j'espère toujours
Car dans le chœur de Nottingham
Les bannis ont droit d'amour

Protège mon Dieu
Les malheureux
Éclaire la misère
Des cœurs solitaires
Nulle âme à part moi
Ne les entendras
Si tu restes sourd
Aux mendiants d'amour...




Tu te mis à sourire, quand tu vis au loin celui que tu avais sauvé : Quasimodo... Tu te précipitais vers lui. Cela faisait déjà plus d'une semaine que l’événement dramatique s'était produite, sur la grande place publique. Tu l'avais sauvé d'une humiliation qui allait sûrement finir par la mort de ce pauvre homme. Quasimodo... homme bossu au visage cabossé. Un homme à l'aspect effrayant, un monstre qu'on raconte aux enfants pour leur faire peur. Mais pas pour toi. Il n'avait rien de repoussant. Il ne te faisait pas peur. Et tu avais même regretté de l'avoir emmené sur cette scène. Ton cœur se pinçait à sa vue. Tu le serrais dans tes bras, affectueusement. Tu lui avais rapidement accordé ta confiance. Tu avais lu en lui comme dans un livre ouvert. Il était bon et gentil. Du moins, c'est ce qui ressortait. Tu ne le connaissais pas non plus. Il pouvait très bien cacher son jeu, mais tu avais des doutes. Tu chassais ces quelques pensées qui n'avaient pas leur place dans ton esprit. Pour échapper aux regards bien trop curieux, tu te réfugiais avec ton ami derrière une porte, vous installant dans les escaliers de pierre. Automatiquement, tu te laissais aller aux confidences. Tu te sentais mal. Rejetée, considérée comme une paria, tu ne pouvais plus faire un pas dehors sans subir la colère de Frollo !


« Quasi, je ne sais que faire... la ville est entièrement bouclée, je ne peux partir ! Je me sens si... seule... » soupirais-tu. Tu allais finir par perdre espoir. Tu supportais mal cette situation. Tu te sentais enchaînée. Rien n'avait plus d'importance que ta liberté. Tu te sentais prisonnière, condamnée à errer, sans aucune terre d'accueil, sans repos. Frollo te promettait le repos éternel, quelle ironie ! Tu lui dirais bien entre deux yeux ce que tu penses réellement de cet arrogant !


« Frollo n'est pas si méchant que ça, je suis sûre que si je lui parlais, tout s'arrangerait. » finissait pas répondre ton ami, toujours aussi bienveillant et pensant que tout le monde était bon.
« Ton maître m'a accusé à tort ! Il m'accuse de meurtre simplement pour se venger de ma bravoure ! J'ai osé lui tenir tête et voilà ce qui m'arrive ! »


Tu te levais, la colère te happait. Tu ne pouvais comprendre plus longtemps les paroles de ton ami. C'était insensé, ridicule. Tu montais les marches une par une, rapidement. Tu avais besoin de prendre l'air, de respirer. Arrivée en haut de la cathédrale, tu te penchais au-dessus du vide. Tu observais Nottingham. Elle était si grande, si robuste, si forte. Mais pour la première fois de ta vie, tu la trouvais menaçante. Cette ville qui t'avait vu naître te condamnait à mort. Tu l'avais chéri, aimé, mais elle t'avait tout pris, notamment tes parents. Le vent venait caresser doucement chaque parcelle de ta peau. Tes cheveux virevoltaient doucement, au rythme des brises. Tu savais au fond de toi que tu devais partir. Quitter ces terres. Mais tu ne savais pas où aller. Tu ne savais pas quoi faire. Ton ami t'avait rejoins. Il semblait culpabiliser.


« Je vais partir Quasi... Je vais quitter le pays. »
« Alors je viens avec toi ! »
« C'est trop dangereux, je n'ai pas envie qu'il t'arrive quelque chose. Je t'ai apporté trop de problèmes. »
« Tu es mon amie Esmeralda et je te protégerais contre mon maître. »


Tu l'observais droit dans les yeux. Il avait l'air sincère. Il voulait t'aider. Mais tu ne pouvais pas prendre ce risque. Il te pris alors la main. Tu ne pouvais non plus te résoudre à laisser seul ton ami. C'était en partie à cause de toi si tout cela s'était déclenché. Tu acquiesçais donc légèrement de la tête, en signe d'accord. Il était temps de partir. A la nuit tombée, ta vie changeras. Tu devais partir, loin et ne jamais revenir, du moins, tant que Frollo sera sur cette terre.

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